RDC :
– Watsa Moke
Sœur Clémence très occupée comme toujours m’a fait parvenir quelques photos qui donnent une idée de l’avancement de nos différents projets. Je vous les transmets avec un bref commentaire.
Les premières viennent de Watsa Moke en RDC. Vous voyez un champ où les Sœurs ont déjà planté du maïs, du riz, des arachides et vous voyez les enfants en train de les récolter… dans le lointain il y a de beaux palmiers qui vont fournir l ‘huile de palme pour l’internat. Les bâtiments de cet internat sont vus de haut… cela avance bien.


-Goma



-Mbata RCA
A Mbata en République Centrafricaine, de nouveau la malnutrition sévit dans cette région forestière. C’est difficile pour les mamans de cultiver, de tout faire à la maison et de s’occuper des petits… La communauté des Sœurs dominicaines vit au cœur de ce drame. Il y a aussi toute une éducation à faire au niveau des parents… mais mettre en pratique est dur. C’est comme si c’est une fatalité contre laquelle on ne peut rien faire.

Sœur Marie-Pascale Crèvecoeur
Dominicaines Missionnaires d’Afrique
Tanzanie – KIKORA
Hélène Ledent nous donne des nouvelles :
Tout d’abord, la radio sur place : dans la lettre précédente nous vous parlions de divers programmes qui fonctionnent bien ; aujourd’hui, dans la même perspective, nous allons détailler les émissions en lien avec le climat. Un programme spécial environnement existe depuis longtemps, mais les gens de Kigoma se rendent compte au quotidien que le climat change de plus en plus et qu’il faut faire quelque chose.
Par ailleurs, comme chez nous, le mondial de football rassemble régulièrement des habitants de Kigoma autour de matchs de foot et les journalistes de Kicora sont à l’écoute de ce qui se dit, ils mettent ainsi la radio Kicora au cœur de la vie de tous les jours. En outre, les nouvelles passent par les réseaux sociaux : Déo dit, par exemple, que tout le monde à Kigoma a parlé de la canicule que nous avons connue fin juin et début juillet en Europe, ça les a frappés ; ces températures qui frôlent les 35 (voire 40) degrés sont très fréquentes à Kigoma, elles ont commencé beaucoup plus tôt en mai-juin et elles ont aussi tendance à se répéter un peu trop souvent ! La saison sèche commence d’habitude en juin et se prolonge jusqu’octobre ; maintenant, elle commence plus tôt et continue en novembre voire en décembre. Cela désoriente les agriculteurs qui ne savent plus à quel moment sortir les houes pour préparer la terre à recevoir les semences de la saison suivante. Les journalistes sont donc branchés sur ces changements climatiques partout dans le monde.
Chaque semaine, le lundi et le jeudi de 15h à 16h, il y a une émission sur ces sujets où les auditeurs peuvent poser des questions en direct. Le programme est mené en collaboration avec des agents du gouvernement qui travaillent sur l’environnement et des médecins viennent au studio expliquer comment bien prendre soin de soi et se protéger en cas de fortes chaleurs et au moment où les rayons UV frappent fort sur les têtes. Ces conseils sont semblables à ceux que l’on entend chez nous. Les représentants du gouvernement invitent à mieux protéger l’environnement, à planter des arbres, à augmenter la verdure dans la ville et ils expliquent pourquoi. Kicora travaille beaucoup avec Youtube pour essayer de porter le plus loin possible ce message de sensibilisation sur la protection de l’environnement et les mesures à prendre.
Nous sommes personnellement frappés par les similitudes entre ce qui se passe à Kigoma et chez nous !
Le conteneur avec les panneaux solaires et batteries est prêt à partir depuis plusieurs semaines. Il a toutefois dû attendre parce que la Tanzanie, qui aime les paperasses, a demandé à Enersol beaucoup de précisions de toutes sortes sous la forme de divers documents. En début de cette semaine, le dossier vient enfin d’être débloqué et accepté et le conteneur pourra partir vers la mi-août si tout va bien. Merci à Enersol d’avoir tenu bon et d’être arrivé au bout de cette démarche peu commode.
Déo est reparti à Kigoma à la fin du mois de mai. Il espérait accueillir le conteneur d’Enersol au port de Dar-Es-Salaam et faire toutes les formalités qui en Tanzanie sont toujours longues et compliquées. C’est raté ! Il doit revenir le 1er septembre à Gand pour des rendez-vous médicaux en lien avec sa maladie qui, par ailleurs, évolue vraiment bien. Il dit que sa santé s’améliore de jour en jour. Nous allons voir avec lui comment concilier le tout. Si le conteneur part mi-août, Déo aura tout le mois de septembre pour ses rendez-vous et soins divers à l’UZ de Gand et nous devrons alors très probablement reprendre un billet d’avion vers Kigoma, en octobre ou novembre, pour qu’il soit au port de Dar-Es-Salaam quand le conteneur y arrivera.
L’asbl Kicora belge : fin septembre, les 26 et 27/09, nous participons chez nous à Bolland au week-end des créateurs et artisans, parcours proposé par la ville de Herve.
Vous y découvrirez 7 exposants ou artisans : l’une fait du vitrail, un autre sculpte des courges séchées pour en faire des lampes, un autre fait de la peinture en lien avec l’astrologie, il y aura aussi des objets très variés en tissus, une dizaine de jeux de société à découvrir en jouant sur place avec animation par deux personnes qui les connaissent bien, de la décoration d’intérieur aux couleurs chatoyantes et des contes qui font réfléchir et posent des questions. Nous vous y attendons, retenez bien les dates ! Nous vous enverrons une invitation fin août comme rappel.
Les 7 et 8 novembre 2026, la chorale de Olne proposera un nouveau concert à Soumagne à la maison de la culture. Le bénéfice est pour Kicora. Merci déjà pour leur engagement.
Au point de vue financier, nous continuons à verser une somme mensuelle de 1400€ pour le fonctionnement de la radio, nous avons annoncé à Déo que ce soutien diminuera beaucoup à partir de 2027 parce que nous n’en avons plus les moyens. Pour les panneaux solaires, il nous reste quelques milliers d’euros à trouver, les dons même petits sont les bienvenus. Nous sommes sur le point d’arriver tout doucement au terme d’une réalisation magnifique. Pour rappel la Fondation Afrique d’Enersol soutient le projet pour 25000€ et nous devons trouver la même somme.




Burkina Faso
Fin d’année à Bozo juillet 2026
Chers amis et bienfaiteurs !
J’espère que ce message vous trouvera en bonne santé et que vous n’avez pas connu les fortes températures et les feux de forêt que connaît la France actuellement.
Actuellement c’est la période des vacances, depuis l’école primaire jusqu’au supérieur, l’université. Pour ce qui me concerne, je suis en train de m’activer pour la délibération des examens des semestres pairs qui aura lieu le 20 juillet. Les étudiants sont en vacances depuis le 20 juin. C’est après cela que je pourrai avoir un mois de vacances en famille à Bozo. J’avais cette année l’occasion d’aller en France ; mais suite aux problèmes politiques entre la France et le Burkina qui ont abouti à la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Burkina, je n’ai pas pu obtenir mon visa. De plus en plus les gens passent par la Belgique pour entrer en France, étant qu’il s’agit d’un visa Schengen. C’est ce visa qui me permettait de faire quelques jours en Belgique.
Je viens de vous transférer des photos relatives à la clôture de l’année scolaire à Bozo. Elle a eu lieu le 4 juillet dernier. Les ressortissants de Bozo dans les villes (Ouagadougou, Bobo, Banfora…), nous avons cotisé pour offrir des prix aux meilleurs élèves de l’école et donner plus d’éclat à cette clôture de l’année. En plus des prix, un repas a été offert aux élèves et il y a eu des prestations culturelles telles que les danses traditionnelles. Nous pensons ainsi motiver et stimuler les élèves et les fidéliser à l’école. Les trois meilleurs élèves de chaque classe ont reçu un quitte composé surtout de fournitures scolaires. C’est la première expérience. Nous verrons au regard des possibilités s’il y aura une seconde édition. Les possibilités se réduisent avec la situation du pays et les décisions, décrets du pouvoir militaire….
En tout cas, un sincère merci à vous pour tous vos sacrifices en faveur de l’école de Bozo.
Je vous donnerai de nouvelles plus fraîches de la construction des bureaux dont les travaux sont arrêtés pour un problème d’argent. Comme je l’ai dit, je serai à Bozo, s’il plaît à Dieu, le 21.
Toute ma reconnaissance Thomas d’Aquin



Inde
Voici les dernières informations de nos jeunes de Begur, en Inde.
Nous avons régulièrement des nouvelles des enfants qui parlent de mieux en mieux en anglais et qui travaillent bien à l’école. Une nouvelle année scolaire a débuté en mai pour nos 9 enfants indiens.
Nous les retrouverons en février 2027. Cela sera l’occasion aussi de se rendre dans les deux écoles et de rencontrer les instituteurs de chaque enfant. Ainsi, nous ferons le bilan scolaire de chacun. Akilesh, l’aîné de bientôt 17 ans, très bon élève, vient de commencer ses études en option comptabilité. Les plus jeunes sont motivés et se lancent avec le sourire dans leur nouvelle année.
Les frais scolaires ont légèrement augmenté. Nous continuons à confectionner nos confitures, nos bougies et rapportons des tas de choses d’Inde pour notre vente qui aura lieu en novembre.
Mais cela ne suffit pas toujours à assurer tous les frais.
L’aide par le biais des dons, par l’intermédiaire d’Opération secours est donc toujours si bienvenue. Nous tenons, d’ailleurs, à remercier toutes les personnes qui nous soutiennent déjà par leurs dons ponctuels, leurs venues à nos ventes, leur présence lors de nos actions.
Merci du fond du coeur à vous tous. André De Vooght



Ethiopie
Le Frère Cesare Bullo Salésien Don Bosco nous fait part de ce projet très intéressant et vital pour la population des camps de réfugiés.
En voici un résumé:
Ce document décrit un projet humanitaire visant à fournir du pain frais pour améliorer la sécurité alimentaire et la dignité des populations déplacées internes à Adwa, Tigray, en Éthiopie.
Contexte humanitaire en Tigray
- La région a été gravement dévastée par le conflit entre 2020 et 2022, avec 800 000 déplacés internes.
- L’aide humanitaire a diminué, aggravant la pauvreté, la malnutrition et l’insécurité, surtout pour les femmes et les enfants.
Objectifs du projet
- Fournir 3 000 pains frais quotidiennement pour améliorer la sécurité alimentaire.
- Renforcer la résilience communautaire et la dignité par une réponse locale et durable.
Bénéficiaires principaux
- 42 000 déplacés internes, 2 500 membres de la communauté hôte, 900 étudiants.
- Impact indirect sur plus de 115 000 personnes dans la région.
Activités clés
- Production quotidienne de pain, distribution, suivi et évaluation.
- Collaboration avec autorités locales et partenaires humanitaires.
Financement et budget
- Demande de 32 709,68 euros, contribution locale de 4 096,12 euros.
- Budget total estimé à 36 805,80 euros pour 6 mois.
